Philippe Babielle

Conseil & Accompagnement de la Santé Naturelle

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 "Prenons soin
de nous"

- ONFOC TROYES
  03/06/16

 

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  • Ecoute et observation

    Chaque patient est une nouvelle expérience, chaque séance est également une nouvelle expérience, alors il est difficile de stéréotyper le déroulement de la séance type car il s’adapte à une situation nouvelle qui porte la souffrance et les besoins d’un être, son état émotionnel et le poids des circonstances présentes. Il faut donc impérativement prendre un temps d’observation attentive de la personne et partager ce temps avec elle pour l’accueillir dans un espace bienveillant propice à son apaisement. L’inciter à exprimer ses besoins, pour qu’elle puisse déjà se libérer à bon escient du poids du non-dit. C’est également le moment d’évaluer et, ou, quantifier le mal, le mal-être, la souffrance et de mettre en place le projet thérapeutique, lorsqu’il s’agit de la première séance. C’est le moment d’évaluer les améliorations ou les dégradations et la façon dont le patient a vécu les changements depuis la séance précédente, afin de préciser, ou modifier, les objectifs thérapeutiques. Le patient doit sentir, être convaincu qu’il peut s’exprimer librement, qu’il n’est pas jugé, que tout ce qu’il dira, sera retenu avec bienveillance pour l’aider à améliorer sa situation. Le thérapeute doit souvent passer du temps à expliquer à cette personne que c’est lui qui s’adaptera aux possibles de son patient, s’il le peut, et non pas le contraire. C’est donc le moment de valoriser l’équipe patient thérapeute. L’observation de la personne, son physique, son anatomie, son type morpho-psychologique, mais également son comportement et sa posture permettent, d’un coup d’œil du praticien expérimenté d’accumuler quantité importante d’informations précieuses. Se sentir observer peut gêner la personne qui souffre souvent d’une mauvaise image d’elle-même, mais la « présence » attentive et bienveillante, compétente et  engagée du professionnel apaisera cette gêne

  • Détente et relaxation

    Pouvoir s’apaiser, laisser le corps et l’inconscient s’exprimer, est le premier objectif de la séance qui débute, après le temps d’écoute et d’observation par un travail de détente guidé par le praticien. Il invite par la voix, le patient à relâcher son corps dans sa globalité, en s’aidant de la respiration et de la prise de conscience de toutes les tensions, les unes après les autres, musculaires, viscérales, diaphragmatiques. Il demande à cette personne qui souffre de mettre sa concentration sur sa respiration pour irriguer doucement  toutes  les parties douloureuses et tendues de son corps, d’un flux vivant et apaisant. Les mains entrent en action dans le même temps et avec douceur et légèreté prennent contact avec le corps pour évaluer et ajuster. Dés ce premier contact manuel, les informations affluent dans les mains thaumaturges, les mains écoutent et elles agissent. Elles informent sur l’état des tissus musculaires, articulaires, viscéraux, les engorgements, l’inflammation et le stress. De façon encore plus subtile, les mains captent et enregistrent des vibrations qui renseignent sur l’état énergétique de l’individu pour nourrir ce que la Restauration somato-psychique va utiliser pour accéder aux schémas émotionnels perturbés. Ce contact manuel provoque un apaisement immédiat, les tissus se relâchent, la respiration devient plus libre.

  • Rééquilibrage et ajustement ostéo-articulaire

    Ce sont essentiellement des techniques ostéopathiques, adaptées aux besoins, à l’état et aux peurs du patient. Souvent très léger, le contact manuel est à peine perçu par la personne qui devine plus qu’elle ne sent ce contact. Parfois plus physique lorsqu’elle est nécessaire, la technique met à contribution le patient qui respire et met sa conscience à certains endroits, ou se mobilise dans des mouvements très doux, guidés par le praticien. Les manipulations des os du crâne et des viscères sont très souvent nécessaires. Lorsque Mme N. se présente en boitant, soutenue par son amie, dans l’impossibilité de tendre son genou, ce protocole s’applique précisément car la situation est très anxiogène pour elle. Elle ne peut plus travailler et faire du sport. Il faut qu’elle se relâche complètement pour remettre en place la corne antérieure de son ménisque interne gauche. Moyennant quoi quelques minutes plus tard les symptômes ont complètement disparu et elle peut reprendre une vie normale. Mme R. souffre du dos et des épaules depuis de nombreuses années, elle est obèse et ne peut plus faire de sport, rapidement l’ostéopathie lui permet de donner de la vie à des régions que son poids empêchait de faire fonctionner, mais cela n’est possible qu’en faisant l’effort de se relâcher complètement.

  • Déterminer les schémas émotionnels perturbés

    c’est la restauration somato-psychique, elle constitue la deuxième étape de la séance, elle n’est utilisée que si le patient le demande après l’avoir informé précisément sur le champ d’application de la méthode globale. Souvent cette approche n’intervient qu’à la deuxième ou troisième séance. Parfois elle n’est pas utilisée car la pathologie traitée ne suggère pas au patient la nécessité d’aller plus loin dans un travail personnel approfondi. C’est le cas de Mme N. et de son ménisque. Dans ces cas l’ostéopathie suffit à résoudre le problème. Pratiquement, le thérapeute détermine le schéma émotionnel perturbé très rapidement et presque sans que le patient ne sente quoi que ce soit. Il interroge le corps et reçoit la réponse sous forme de vibrations dans sa main. Cette manipulation est très peu spectaculaire, mais les résultats sont exceptionnels du fait de la grille de lecture multidimensionnelle qui permet d’interpréter les résultats avec fiabilité.

  • La rencontre avec l’inconscient

    Dans le cas où le patient est prêt à s’engager dans un travail de développement personnel, le thérapeute lui propose de se familiariser avec le dialogue avec son monde intérieur. « Tôt ou tard, toute personne devra prendre responsabilité du matériel (mental) refoulé », ainsi répondait C. G. Jung lorsqu’on l’interrogeait sur la nécessité de se rapprocher du Soi. Le Soi étant la personne telle qu’elle est si elle se débarrasse des cuirasses créées par ses blessures émotionnelles. Cette démarche permet avant tout de désamorcer les systèmes psychosomatiques à l’origine des conséquences physiologiques des perturbations émotionnelles. Plus simplement, écouter les messages de notre inconscient et savoir les décoder, permet de découvrir la direction à suivre pour faire évoluer notre comportement. Ainsi, ayant déterminé ces schémas émotionnels perturbés, comme décrit plus haut, nous allons interroger l’inconscient et lui demander de nous révéler les dimensions psychologiques de l’individu qui ont été refoulées, celles qui souffrent de ces schémas émotionnels, qu’il nous faut reconnaître et avec lesquelles il faut se réconcilier. Redonner vie à ces dimensions enfouies c’est l’objectif qui permettra de guider les changements de comportements. Mais plus globalement cette méthode va permettre de recevoir les messages de guérison de l’inconscient comme l’enseignent Marie Lise Labonté et Nicolas Bornemisza dans leur livre « Se guérir grâce à ses images intérieures ».

  • Respiration et  posture

    C’est la phase didactique de la séance. Le maître mot est la pérennisation des acquis de la séance. Le travail effectué sur les tissus, sur les fonctions vitales et sur les ressentis profonds créent de nouveaux possibles dans le comportement du patient. Les prises de conscience des besoins du corps font apparaître à la fois la nécessité de s’entretenir mais également l’envie de retrouver le plaisir vécu durant la séance de vitaliser son corps en respirant et en libérant les engorgements liés à la mauvaise utilisation des chaines musculaires. L’enseignement des exercices permettant de répondre à cette demande est une étape importante de la séance. Il permet d’ancrer les acquis et de donner au patient un outil qui lui permet d’être proactif dans son traitement. C’est également une façon de renforcer la notion de changement de comportement indispensable à la réussite du processus de guérison. Ce sont donc les bonnes habitudes à installer dans son quotidien de façon réflexe, au même titre que les gestes d’hygiène corporelle tels que la douche et le brossage des dents. La respiration abdominale avant les repas, la respiration du matin, la respiration du soir,  la posture debout pour reprogrammer les réflexes posturaux.

  • L’alimentation consciente

    Un programme d’alimentation en fonction du terrain est mis en place à la fin de la séance. Chaque pathologie nécessite un ajustement des habitudes alimentaires en fonction de la qualité du métabolisme et en s’adaptant aux possibilités de changement de la personne. L’environnement familial et les contraintes socioprofessionnelles sont autant de résistances possibles à la mise en place de l’alimentation  consciente et réclament souvent un soutien, un suivi. En cela le thérapeute devient le coach. Monsieur S. est surpris lorsqu’en fin de séance je lui parle de son alimentation, pourtant il a reconnu au court de la séance que sa lombalgie chronique était aggravée par l’état de son intestin grêle, les manipulations viscérales étaient nécessaires et ont soulagé sont dos rapidement. Il avoue également dés le bilan être régulièrement ballonné, avoir des gaz et un transit irrégulier. Cependant lorsque je lui propose de faire une cure de six semaines sans gluten, cela lui paraît bien difficile, « pas de pain, pas de pâtes, mais qu’est-ce que je vais manger alors ? ». Les habitudes ont la peau dure, et il faudra un moment et le constat de l’efficacité de la cure, avant de réussir à installer le changement.

Anamnèse, bilan    Choix thérapeutique    Protocole de la séance